Le roadster Pininfarina au twin-cam chantant. La dolce vita italienne à portée de bourse, cheveux au vent.
Fermez les yeux : une petite route de campagne au soleil rasant, la capote pliée derrière vous, et ce quatre-cylindres double arbre qui monte dans les tours d'une voix bien plus chantante qu'aucune anglaise. La 124 Sport Spider, c'est la dolce vita à portée de bourse — un roadster habillé par Pininfarina, animé par le premier twin-cam de Fiat, pensé pour rouler loin, cheveux au vent, sans jamais se ruiner.
Présentée au Salon de Turin en novembre 1966, la 124 Sport Spider reprend la base technique de la berline 124 mais reçoit une carrosserie entièrement spécifique, dessinée par Tom Tjaarda chez Pininfarina. C'est un roadster 2+2 à structure monocoque, moteur avant et propulsion, pensé dès l'origine pour le monde — et surtout pour les États-Unis, où il sera massivement exporté. Face aux anglaises (MG, Triumph), il joue la carte italienne moderne : quatre freins à disque et suspensions travaillées.
Sous le capot, la Spider inaugure le fameux quatre-cylindres Aurelio Lampredi à double arbre à cames en tête, culasse aluminium crossflow et vilebrequin cinq paliers. La cylindrée grimpe au fil des ans : 1 438 cm³ (90 ch), puis 1 608, 1 592, 1 756 et enfin 1 995 cm³ à partir de 1979 — toujours avec une distribution par courroie crantée, l'une des premières applications de série du genre. Ce moteur restera au catalogue près d'un tiers de siècle.
Au fil de sa longue carrière, la 124 traverse les évolutions de style et surtout les contraintes réglementaires américaines (détunings, injection, gros pare-chocs). Fiat la produit jusqu'en 1982, avant que Pininfarina ne reprenne directement le flambeau sous son propre nom (Spidereuropa / Spider 2000) jusqu'en 1985. Sur base coupé, la 124 Abarth Rally, avec la même mécanique Lampredi poussée jusqu'à ~220 ch, forge l'imaginaire sportif de toute la famille.
Parce que c'est l'un des rares classiques qui tient toutes ses promesses sans vider le compte en banque : une ligne Pininfarina qui fait tourner les têtes, un twin-cam qui chante bien plus juste qu'aucune anglaise de l'époque, et un vrai plaisir cheveux au vent qu'on peut s'offrir aujourd'hui pour le prix d'une compacte neuve. C'est la dolce vita, en vrai, en semaine comme le dimanche.
Et parce qu'à ce tarif, la 124 reste une voiture qu'on peut entretenir soi-même ou avec un petit atelier — mécanique simple, pièces disponibles. Le seul vrai piège, c'est la rouille : une base structurellement saine change tout. Trouver celle-là, documentée et honnête, c'est précisément notre travail.
Le conseil du connaisseur : pour rouler sereinement, visez une 2,0 l Europe boîte 5 saine plutôt qu'une AS de collection ; pour la valeur et le charme d'origine, une AS ou une Spidereuropa bien née fera la différence à la revente.
| Moteur | 4 cylindres Aurelio Lampredi, double ACT, culasse alu crossflow — 1 438 à 1 995 cm³, distribution par courroie crantée |
| Puissance | 90 ch (1 438) · jusqu'à ~126 ch (1 756 carburateurs) · 105 ch (2,0 l injection Europe) · 136 ch (Volumex) |
| Couple | ≈ 206 Nm (21 mkg) à 3 000 tr/min sur le 2,0 l |
| Transmission | Propulsion, pont arrière, freins à disque aux quatre roues |
| Boîte | Manuelle 4 puis 5 rapports (automatique sur certaines versions US) |
| 0 – 100 km/h | ≈ 10 – 11 s (versions 1,8 – 2,0 l) |
| Vitesse max | ≈ 170 km/h (1 438) · jusqu'à ~191 km/h (2,0 l) |
| Poids | ≈ 1 070 – 1 100 kg selon motorisation |
| Production | ≈ 198 000 exemplaires (1966-1985), majoritairement exportés aux États-Unis |
En France et en Europe, la 124 Sport Spider reste l'un des roadsters italiens les plus accessibles — mais l'écart se creuse vite entre une base US à rafraîchir et une européenne restaurée à l'historique limpide :
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Toujours le quatre-cylindres Lampredi double arbre, de 1 438 cm³ (90 ch) jusqu'au 2,0 l de 1979. On trouve ~110 à 126 ch sur les 1,8 l bien carburés, 105 ch sur le 2,0 l injection européen, 87 ch sur les 2,0 l US dépollués et 136 ch sur la rare Volumex à compresseur.
Fiat produit et vend la Spider de 1966 à 1982 ; ensuite Pininfarina reprend la fabrication sous son propre nom jusqu'en 1985 (série DS, dite Spidereuropa / Spider 2000). Les Pininfarina offrent des finitions modernisées, leurs logos sur calandre, volant et pommeau, et gardent le 2,0 l injection autour de 105 ch.
Oui, réputé robuste — à condition de respecter les vidanges et surtout le remplacement régulier de la courroie de distribution. Culasse alu crossflow et vilebrequin cinq paliers encaissent le kilométrage, mais le moteur déteste la surchauffe et les longs stockages sans démarrage. Surveillez joints, durites et carburation.
C'est justement sa force : moteur vif mais civilisé, boîte 5, quatre freins à disque, confort correct et bonne disponibilité des pièces mécaniques en font l'un des roadsters classiques les plus utilisables. La condition : partir d'une base structurellement saine et accepter quelques réglages réguliers sur les versions à carburateurs.
Avec plaisir : sur la 124, tout se joue sur la coque (rouille endémique) et sur l'origine réelle (US dégonflée ou Europe documentée). On inspecte planchers et bas de caisse sur pont, on vérifie l'historique de la courroie et la cohérence de la série, on écarte les conversions bâclées. Envoyez-nous budget et critères sur WhatsApp.
Dites-nous votre budget et vos critères — on part la chercher pour vous.
◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Fiat 124 Sport Spider (FR/EN) · Stellantis Heritage — famille Fiat 124 & double arbre Lampredi · Gazoline — Fiat 124 Sport Spider, deux chefs-d'œuvre en un · Oltreimuri.blog — La Fiat 124 Sport Spider, l'americana.