Le boxer turbo, le 4x4 permanent et le bleu à jantes or du WRC. La berline de rallye de Colin McRae, rendue livrable.
Coupez le contact d'une berline japonaise lambda à côté, et tendez l'oreille : ce ralenti bancal, ce burble irrégulier qui fait tourner les têtes sur un parking, c'est la signature du flat-4 boxer. La GC8, ce n'est pas une sportive de plus — c'est la bleue à jantes or qui a mis Subaru sur le toit du monde en WRC, la voiture de Colin McRae rendue livrable.
Quand Subaru lance l'Impreza en 1992, l'objectif est limpide : remplacer la Legacy en Championnat du monde des rallyes et taper là où ça compte. La WRX apparaît dès la fin 1992 avec le boxer turbo, mais c'est en 1994 qu'arrive la version qui deviendra culte : la WRX STI, préparée à la main par Subaru Tecnica International sur le code châssis GC8. Une berline compacte, quatre roues motrices, pensée pour la spéciale de rallye bien plus que pour le boulevard.
Le cœur, c'est le EJ20 : un 4 cylindres à plat (boxer) de 1 994 cm³, turbocompressé, monté bas et en porte-à-faux long — d'où ce centre de gravité plancher et cette motricité de train fantôme sur surface glissante, grâce à la transmission intégrale symétrique permanente. Au fil des Version I à VI, la puissance grimpe d'environ 250 ch jusqu'aux 280 ch officiels, plafond du « gentlemen's agreement » japonais — un chiffre qu'on savait déjà optimiste sous le capot d'une STI.
Sur les spéciales, la bleue à jantes or écrit la légende : Colin McRae offre à Subaru le titre pilotes 1995, et la marque enchaîne trois titres constructeurs consécutifs (1995-1996-1997) sur cette génération, avant que Richard Burns puis Petter Solberg ne reprennent le flambeau sur l'Impreza suivante. La livrée 555, le gros aileron, le burble du boxer et les jeux vidéo (Colin McRae Rally, Sega Rally) font le reste : la GC8 devient, pour toute une génération, la voiture de rallye. Aujourd'hui, c'est une youngtimer JDM recherchée dont les exemplaires sains se comptent.
Parce que c'est la berline de rallye à l'état pur : boxer turbo, quatre roues motrices permanentes, boîte manuelle et châssis communicatif, sans une once d'assistance moderne pour filtrer le ressenti. Un lien direct avec les titres WRC de Subaru — pas une réplique, la vraie recette de McRae déclinée pour la route.
Et parce qu'une GC8 STI d'origine, jantes or, EJ20 sain et historique JDM suivi, est une cote en pleine ascension et un plaisir rare à conduire. Tout le sujet — c'est le nôtre — est d'en trouver une saine : pas rouillée, pas massacrée par un « stage 2 » de parking, pas maquillée en STI.



Le conseil du Subariste : une STI JDM d'origine, boîte manuelle, jantes or et EJ20 sain prime toujours sur une WRX maquillée ou un build drift « stage 2 » sans factures.
| Moteur | EJ20 — flat-4 boxer turbo, 1 994 cm³, DOHC 16 soupapes, turbo IHI |
| Puissance | 250 ch (Version I) à 280 ch (limite « gentlemen's agreement » dès la Version III) |
| Couple | ≈ 320 à 353 Nm selon version |
| Transmission | 4 roues motrices permanente symétrique, différentiel central + autobloquant |
| Boîte | Manuelle 5 rapports (rapports courts sur Type RA) |
| 0 – 100 km/h | ≈ 4,8 s |
| Vitesse max | ≈ 240–250 km/h (bridée à 180 km/h au Japon) |
| Poids | ≈ 1 250 – 1 260 kg à vide |
| Production | GC8 STI : 1994 – 2000, séries limitées RA / Type R / S201 / 22B |
Les GC8 STI saines se raréfient et leur cote grimpe fort en France, portée par la nostalgie WRC et l'engouement JDM. Le prix se joue sur la version (V/VI, Type R, RA, S201 en tête), l'origine (JDM documenté vs import incertain), la config d'origine (jantes or, aileron, ECU STI) et surtout la santé du boxer :
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Selon les versions japonaises, d'environ 250 ch sur les premières STI (EJ20G, Version I) à 280 ch sur les Version III et suivantes (EJ20K) — le fameux plafond des 280 ch du « gentlemen's agreement » que les constructeurs japonais s'étaient imposé, et que la STI atteignait (voire dépassait officieusement).
La WRX est la version turbo de base. La STI est la préparation maison de Subaru Tecnica International : moteur optimisé (pistons forgés, ECU dédié, équilibrage à la main), suspensions et freins renforcés, souvent en séries limitées. Plus radicale, plus rare, mieux cotée — et c'est elle que recherche le collectionneur.
Le EJ20 est un 4 cylindres à plat (« boxer »), pistons opposés horizontalement : un centre de gravité très bas, d'où l'agilité de la GC8. Le fameux burble irrégulier au ralenti vient des collecteurs d'échappement de longueurs inégales d'origine — la signature sonore adorée des Subaristes.
Pour un passionné de rallye et de JDM, oui : lien direct avec les titres WRC, style iconique blue & gold, mécanique authentique (boxer turbo, 4x4 permanent, boîte manuelle) et cote en hausse. À condition d'en trouver une saine — boxer non maltraité, châssis sans rouille, configuration STI d'origine.
C'est notre métier sur ce modèle piégeux : on lit la fiche d'enchère japonaise, on fait vérifier la compression du boxer et la coque sur pont, on recoupe les codes moteur pour écarter les fausses STI et les builds drift. Dites-nous votre budget et votre version cible sur WhatsApp, on part en chasse.
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◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Subaru Impreza WRX STI (GC8) · CultureAuto — Fiche technique Subaru Impreza WRX STI GC8 (1994-2000) · Fast Car — Subaru Impreza WRX STI GC8 Buying Guide · CarThrottle — Subaru Impreza WRX & STI : guide des générations.