Bleu Sport, jantes Speedline or, F7R 2.0 atmo pour 990 kg : la dernière petite bombe française, héritière directe de la 205 GTI.
Bleu Sport, jantes Speedline or, 990 kg tout mouillé. Tu tournes la clé, le F7R se réveille rêche, tu enroules les rapports rapprochés jusqu'au rupteur à 6 500 tr/min — et là, dans le vif d'un enchaînement de virages, tu comprends. La Clio Williams n'est pas une citadine gonflée : c'est la dernière vraie petite bombe atmosphérique française, l'héritière directe de la 205 GTI, celle qu'on appelle la « licorne bleue et or ».
Tout commence en 1991 avec la Clio 16S, la première sportive de la Clio I. Sous le capot, le F7P 1,8 L 16 soupapes de 140 ch (137 ch catalysé), une traction avant, une boîte manuelle 5 rapports et un châssis affûté taillé pour la route. Elle s'inscrit dans la droite ligne des GTI françaises des années 80 — 205 GTI, R5 GT Turbo, 309 GTI — avec une vocation claire : servir de base à la compétition en rallye tout en restant vivable au quotidien.
En 1993, Renault frappe fort avec la Clio Williams, pensée dès l'origine comme modèle d'homologation pour le rallye Groupe A. Il faut sortir au moins 2 500 exemplaires de série pour homologuer la voiture de course : la première série est annoncée limitée à 3 800 unités, vite suivie des Williams 2 et 3 face au succès. Et surtout, le 1,8 L devient un F7R A700 de 1 998 cm³ : alésage et course revus, vilebrequin différent, soupapes et arbres à cames spécifiques, radiateur d'huile. On l'entend souvent réduit à « un 1.8 réalésé » — c'est faux, c'est un bloc distinct, plus plein et plus haut en régime.
Le F7R annonce 150 ch à 6 100 tr/min et 175 Nm, dans une caisse allégée autour de 990 kg : 0 à 100 en 7,8–7,9 s, 215-216 km/h en pointe, un rapport poids/puissance de 6,6 kg/ch qui pique encore aujourd'hui. Livrée Bleu Sport et jantes or clin d'œil au team Williams-Renault de F1, statut de série d'homologation, palmarès en rallye national : la petite Clio devient culte. Trois phases, une Swiss Champion pour finir, environ 12 100 exemplaires en tout — et le titre de dernière petite GTI atmo pure avant la vague du turbo et des normes.
Parce que c'est le chant du cygne de la petite GTI atmosphérique. Après elle, le turbo et le poids s'installent partout. La combinaison 990 kg + 2.0 16v qui monte à 6 500 + traction avant précise et joueuse ne se reproduit plus : la Williams est le point d'orgue de la lignée 205 GTI, celle que tout amateur de hot-hatch français veut au garage.
Et parce qu'une Williams saine, full stock et matching numbers, ne fait que grimper. À condition d'en trouver une vraie : pas un clone monté sur base 16S, pas une caisse rongée aux longerons arrière, pas une ex-rallye maquillée « configuration route ». C'est tout l'enjeu — et tout notre métier.
Le conseil du connaisseur : une Phase 1 full stock, matching numbers, jantes Speedline d'origine et carnet suivi prime très largement sur toute Phase 2/3 modifiée ou reconstituée.
| Moteur | F7R A700 — 4 cyl. en ligne 2,0 L 16v atmo, double ACT, transversal avant |
| Puissance | 150 ch à 6 100 tr/min (Williams) · 140 ch pour la 16S 1,8 L |
| Couple | 175 Nm à 4 500 tr/min, rupteur à 6 500 tr/min |
| Transmission | Traction avant, différentiel classique |
| Boîte | Manuelle 5 rapports, étagement rapproché (Williams) |
| 0 – 100 km/h | ≈ 7,8–7,9 s |
| Vitesse max | ≈ 215–216 km/h |
| Poids | ≈ 990 kg (rapport poids/puissance ~6,6 kg/ch) |
| Production | ≈ 12 100 Clio Williams, toutes phases (1993–1996) |
La cote se joue d'abord sur la phase (la Phase 1, véritable homologation, vaut nettement plus), puis sur l'authenticité (type mine VF1 C57M, F7R et périphériques d'origine, jantes Speedline conformes), l'état de la coque (corrosion des longerons et bas de caisse) et l'historique. Une 16S propre reste sensiblement sous la Williams, ce qui creuse l'écart :
Prix observés en temps réel sur le marché de l'occasion (agrégé), mis à jour chaque nuit. Basculez entre Monde, Europe et France.
👉 C'est exactement là qu'on intervient : on vérifie tout ça pour vous avant l'achat.
La 16S utilise le F7P 1,8 L 16v d'environ 140 ch (137 ch catalysé) ; la Williams reçoit le F7R 2,0 L 16v de 150 ch, plus coupleux et spécifique (vilebrequin, soupapes, arbres à cames, radiateur d'huile). La Williams ajoute voies élargies, ailes gonflées, jantes Speedline or, livrée Bleu Sport, trains et freins optimisés — et son statut de série d'homologation Groupe A produite à environ 12 100 exemplaires.
Oui, à condition de le respecter. Bloc fonte, culasse alu, double arbre à cames : bien entretenu (vidanges régulières, distribution faite en temps et en heure), il encaisse sans souci 200 000 km et plus. Mais comme tout 16 soupapes sportif, il ne pardonne aucune négligence sur la distribution et la lubrification.
Environ 12 100 exemplaires entre 1993 et 1996, en trois phases plus une Swiss Champion finale. Pour la collection, la Phase 1 — la vraie série d'homologation — est la plus recherchée et la mieux cotée. Les Phases 2 et 3, techniquement identiques, sont perçues comme des séries spéciales et se négocient un cran en dessous.
Beaucoup de « Williams » sont en réalité des 16S converties avec un F7R et une déco bleu/or. On contrôle le type mine VF1 C57M, le numéro de série, les plaques constructeur, la cohérence de la carte grise, la conformité des jantes Speedline et des éléments de carrosserie spécifiques. Un clone ou une auto au kilométrage maquillé se paie très cher à la revente.
C'est exactement notre métier sur ce modèle piégeux : on vérifie le type mine et le numéro de série, on fait contrôler la coque sur pont (longerons et train arrière), l'état du F7R et l'authenticité des jantes et de la carrosserie, et on écarte les clones et les ex-rallye maquillées. Écrivez-nous sur WhatsApp votre budget, la phase visée et vos critères.
Dites-nous votre budget et vos critères — on part la chercher pour vous.
◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Renault Clio I — Wikipédia · Automobile-Sportive.com — Renault Clio Williams (1993-1996) · GoToTheGrid — Renault Clio Williams, l'icône des années 90 · Downshift.fr — Renault Clio Williams, la licorne bleue et or.