Le wedge de Gandini, les portes en élytre, un V12 atmo à hauteur de bitume : le poster ultime des années 80, sans le moindre compromis.
Il y a un âge où on l'a punaisée au mur avant de savoir la prononcer. La Countach, c'est le rêve à l'état brut : une lame de 1,07 m de haut dessinée par Marcello Gandini, deux portes qui s'ouvrent vers le ciel, et un V12 atmosphérique planté au milieu du dos qui hurle à hauteur de trottoir. Pas une once de raison, pas même la visibilité arrière. C'est la définition même du mot « supercar » — et le poster que toute une génération a fixé en rêvant.
1971, salon de Genève : Lamborghini dévoile un concept au nom de code LP500, chargé de succéder à la Miura et de réinventer le style de la marque. Chez Bertone, Gandini impose une silhouette en coin extrêmement basse, des surfaces tendues, des arêtes vives et ces portes en élytre qui deviendront la signature des V12 de Sant'Agata. Profondément revue par rapport au prototype, la voiture de série entre en production en 1974 sous le nom de LP400 — le début d'une carrière de seize ans.
Sous la peau, une architecture de supercar radicale : châssis tubulaire, V12 à 60° atmosphérique en position centrale arrière longitudinale, et surtout la boîte placée devant le moteur, entre les sièges, pour la compacité et l'équilibre des masses. Le douze cylindres, hérité de la Miura, grandira de 3,9 à 5,2 litres au fil des versions sans jamais renier l'atmosphérique. Carrosserie mêlant aluminium et fibre, poids contenu autour de 1 450 kg : la recette d'un objet aussi bas que brutal.
De la pureté presque lisse de la LP400 « periscope », la Countach dérive vers l'excès glorieux : élargisseurs d'ailes, bas de caisse, prises d'air surdimensionnées, aileron optionnel et pneus larges Pirelli dès la LP400 S, puis la 5000 S, la 5000 Quattrovalvole et la 25e Anniversaire qui portent le V12 à 5,2 L et 455 ch. À peine 2 000 exemplaires en seize ans. Star des magazines, des posters Athena, des clips et des jeux vidéo, elle devient un objet culturel autant qu'une automobile — l'ultime « poster car » des années 80, dont la cote ne cesse de grimper.
Parce qu'aucune voiture n'incarne mieux la démesure assumée. La Countach ne négocie rien : ni la visibilité, ni l'ergonomie, ni la facilité. Elle offre à la place un dessin de Gandini qui n'a pas pris une ride, un V12 atmosphérique qui monte dans les tours comme un instrument, et cette présence de mythe qu'on ne trouve nulle part ailleurs. C'est l'objet de désir absolu des années 80, enfin à portée de main.
Et parce que sa rareté — à peine 2 000 exemplaires, dont une poignée de LP400 « periscope » — en fait une valeur refuge en pleine ascension. À condition d'acheter juste : une vraie, matching numbers, châssis sain, spec cohérente, sans rebody ni faux LP400. Sur une auto de ce niveau, l'expertise n'est pas une option.
Le conseil du connaisseur : une LP400 « periscope » d'origine, spec Europe, matching numbers, est le graal absolu. Sur toutes les séries, se méfier des rebody, des faux LP400 reconstruits à partir de 400 S/5000 S et des ajouts d'aileron non d'époque.
| Moteur | V12 Lamborghini 60° atmo, central arrière longitudinal, 3,9 L → 5,2 L |
| Puissance | 375 ch (LP400 / 5000 S) à 455 ch (5000 QV / 25e Anniversaire) |
| Couple | ≈ 360 Nm (3,9 L) à ≈ 500 Nm (5,2 L Quattrovalvole) |
| Transmission | Propulsion, boîte implantée devant le moteur, arbre passant sous le bloc |
| Boîte | Manuelle 5 rapports, commande mécanique à grille ouverte |
| 0 – 100 km/h | ≈ 4,8 s (versions 455 ch) |
| Vitesse max | ≈ 300–306 km/h selon versions |
| Poids | ≈ 1 450 kg à vide |
| Production | ≈ 1 999 à 2 042 ex. (1974–1990), 5 séries principales |
La cote varie fortement selon la série (LP400 nettement au-dessus, puis 5000 QV / 25e, 5000 S, LP400 S), la conformité spec Europe, l'authenticité des éléments de carrosserie et d'intérieur, la qualité de restauration, la traçabilité du kilométrage et l'intégrité du châssis tubulaire. Les fourchettes du marché européen actuel :
Prix observés en temps réel sur le marché de l'occasion (agrégé), mis à jour chaque nuit. Basculez entre Monde, Europe et France.
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La production s'étend de 1974 à 1990, autour de 2 000 exemplaires. Lamborghini évoque officiellement 1 999 unités réparties en cinq séries principales (LP400, LP400 S, 5000 S, 5000 QV, 25e Anniversaire) ; d'autres archives citent 2 042 exemplaires. Cette rareté nourrit directement la valeur actuelle du modèle.
La LP400 (3,9 L) développe 375 ch. La LP400 S descend à environ 345-350 ch selon les marchés. La 5000 S (4,8 L) revient à 375 ch avec plus de couple. Les 5000 Quattrovalvole et 25e Anniversaire, avec le V12 5,2 L à quatre soupapes par cylindre, atteignent 455 ch en spec Europe — de quoi flirter avec les 300 km/h.
Pour son style en coin radical signé Gandini, ses portes en élytre et sa silhouette ultra-basse instantanément reconnaissables ; pour son V12 central et ses performances proches de 300 km/h, extrêmes pour l'époque ; et pour son omniprésence médiatique — posters dans les chambres d'ados, films, séries, jeux vidéo. Elle est devenue le « poster car » ultime des années 80.
Oui, franchement. Visibilité arrière très limitée, largeur importante, garde au sol réduite, direction lourde à basse vitesse et position de conduite très basse sous un pare-brise incliné : elle demande de l'habitude et une anticipation constante. C'est une voiture de passion et de collection, à savourer par plaisir plus qu'à utiliser tous les jours.
Oui, et sur une auto de ce niveau l'expertise fait toute la différence : on vérifie la concordance numéro de châssis / type exact / spec Europe, on fait contrôler le châssis tubulaire sur pont, on authentifie carrosserie et intérieur, on écarte les rebody et les faux LP400, et on fait expertiser le V12 par un spécialiste. Écrivez-nous sur WhatsApp votre budget, la série visée et vos critères.
Dites-nous votre budget et vos critères — on part la chercher pour vous.
◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Lamborghini Countach — Wikipédia · Automobile-Sportive — Lamborghini Countach (1974–1990) · L'argus — Lamborghini Countach, 50 ans de la supercar · Lamborghini — Histoire officielle, page Countach.