Le V8 central de Magnum. La première Ferrari à taille humaine — ligne Pininfarina intemporelle, charme analogique intact.
Il y a la Ferrari des affiches — et il y a la Ferrari qu'on a vraiment vue rouler, chemise ouverte et moustache au vent, dans le générique de Magnum. La 308, c'est celle-là : la première Ferrari « à taille humaine », un V8 planté en travers derrière les sièges, une ligne signée Pininfarina qui n'a pas pris une ride, et cette évidence rare — on peut encore rêver de l'avoir dans son garage.
Présentée aux salons de Paris et Londres en 1975, la 308 GTB marque le retour de Ferrari à une berlinette deux places à V8 central arrière, pensée pour succéder aux Dino 246. Dessinée par Pininfarina et assemblée par Scaglietti, elle impose une silhouette très basse, des ailes galbées et un nez triangulaire devenus des archétypes du design Ferrari de la fin des seventies. En 1977, la GTS targa, au panneau de toit amovible, vient combler la soif d'air libre du marché américain.
Sous le capot moteur, le fameux V8 F106 : 2 926 cm³ montés transversalement en position centrale arrière, deux arbres à cames par rangée de cylindres. Les premières GTB/GTS à carburateurs Weber 40 DCNF délivrent environ 255 ch DIN en Europe (240 ch pour les versions US bridées), avec une boîte manuelle 5 rapports commandée à la grille métallique. De quoi expédier le 0 à 100 km/h en 6,1 s et pointer à 252 km/h — des chiffres très sérieux pour l'époque.
L'histoire du modèle suit trois âges. En 1980, l'injection Bosch K-Jetronic remplace les carburateurs : ce sont les GTBi/GTSi, plus dociles mais dégonflées à ~214 ch. En 1982, la Quattrovalvole introduit quatre soupapes par cylindre et remonte à ~240 ch. Popularisée par la série Magnum P.I. et produite à plus de 12 000 exemplaires, la 308 est longtemps restée la Ferrari la plus diffusée — aujourd'hui l'un des youngtimers Ferrari les plus recherchés.
Parce que c'est l'entrée légitime dans le monde Ferrari — pas un lot de consolation, mais une vraie berlinette à V8 central signée Pininfarina, dont la ligne n'a pas bougé d'un pli en cinquante ans. Le charme est entièrement analogique : la grille métallique sous la paume, les Webers qui s'ouvrent en fanfare, une voiture qui reste à taille humaine là où les Ferrari modernes intimident.
Et parce qu'une belle 308, matching-numbers et bien suivie, est une valeur en pleine ascension — à condition d'en trouver une saine. Tout le sujet est là : pas rongée par la rouille, courroies faites dans les règles, configuration d'origine cohérente. C'est exactement le tri que nous faisons pour vous.
Le conseil du connaisseur : une GTB carburateurs Europe matching-numbers restera toujours le graal patrimonial, mais une Quattrovalvole bien suivie est de loin la 308 la plus sereine à vivre — et à revendre.
| Moteur | V8 90° F106 central arrière transversal — 2 926 cm³, 2 ACT par rangée (carburateurs Weber 40 DCNF ou injection Bosch K-Jetronic) |
| Puissance | ≈ 255 ch (GTB/GTS carburateurs Europe) · 214 ch (GTBi/GTSi injection) · 240 ch (Quattrovalvole) |
| Couple | ≈ 290 Nm à 5 000 tr/min (versions carburateurs Europe) |
| Transmission | Propulsion, moteur central arrière, boîte-pont accolée |
| Boîte | Manuelle 5 rapports à grille métallique Ferrari |
| 0 – 100 km/h | ≈ 6,1 s (versions carburateurs) |
| Vitesse max | ≈ 252 km/h (carburateurs) · jusqu'à ~255 km/h (Quattrovalvole) |
| Poids | ≈ 1 275 kg (premières GTB vetroresina plus légères) |
| Production | ≈ 12 149 exemplaires toutes versions (1975-1985) |
Sur le marché français et européen en 2026, la 308 se lit d'abord à sa motorisation, à son origine (Europe vs US) et à l'état de sa coque. L'écart entre une GTBi/GTSi honnête et une GTB vetroresina matching-numbers est considérable :
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Environ 255 ch DIN pour la version européenne à carburateurs Weber, autour de 240 ch pour les versions américaines dépolluées. L'injection K-Jetronic des GTBi/GTSi retombe à ~214 ch, avant que la Quattrovalvole ne remonte à ~240 ch grâce à ses quatre soupapes par cylindre.
La GTB est la berlinette au toit fixe, la plus pure de ligne ; la GTS est la targa à panneau de toit amovible — celle de Magnum, plébiscitée aux États-Unis. Mécaniquement elles sont jumelles ; le choix se joue sur le rapport au ciel ouvert et sur la rigidité de coque.
Pour l'émotion et la valeur, les carburateurs Weber (surtout les GTB Europe des débuts) ; pour vivre avec au quotidien, la Quattrovalvole, meilleur compromis punch/fiabilité. Les GTBi/GTSi à injection sont les plus abordables, à condition d'accepter leurs ~214 ch et une image moins sportive.
Oui : c'est une 308 GTS rouge que conduit Thomas Magnum (Tom Selleck) tout au long de la série des années 80. Cette exposition a fait de la GTS une icône télévisuelle — mais attention, toute 308 rouge n'est pas une « vraie » config Magnum ; seule la cohérence GTS / marché US / couleur d'origine compte.
C'est notre métier : sur un modèle où la corrosion, l'historique des courroies et l'authenticité de la config font toute la valeur, on inspecte la coque sur pont, on épluche le carnet et les factures moteur, et on écarte les faux « Magnum ». Dites-nous votre budget et vos critères sur WhatsApp, on part en chasse.
Dites-nous votre budget et vos critères — on part la chercher pour vous.
◍ Parlons-en sur WhatsAppFiche recherchée et recoupée. Sources principales : Wikipédia — Ferrari 308 (FR/EN) · Ferrari.com — fiche 308 GTB & « Les 50 ans de la 308 » · Motorlegend — Saga Ferrari 308 et 328 · Essais et documentation d'époque (performances annoncées à 252 km/h).